Ayant reçu cette réaction ci-dessous d'un internaute qui a visité mon blog CITOYEN LIBRE http://www.citoyenlibre.com/ je me permets de vous proposer de la soumettre à la réflexion collective de l'Action NON à la GUERRE - CITOYEN LIBRE.
Bien cordialement.
« J'ai pris connaissance de votre site Internet ainsi que de vos engagements.
Je reste bien entendu ouvert à la réflexion.
Très cordialement,
Notre réponse :
La bienveillance de votre message nous a touchés, nous vous en remercions.
La crise que nous connaissons dépasse de loin la simple scène de la politique française et de ses élections de 2007. Ces élections sont vitales car elles soulèvent un problème qui ne concerne pas seulement la France, mais le monde entier. Elles posent la question de la difficile démocratisation des régimes politiques.
Le fait que l'Occident ait diffusé sa vision de la démocratie sur toute la planète lui a donné une prétention d'universalité. Ce qui commence à sérieusement être remis en question vu les problèmes économiques et sociaux que ce modèle engendre.
C'est la confusion entre les notions de République et de Démocratie qui est le nœud du problème. La république, même celle dite démocratique, qu'elle soit "représentative" ou "participative", est élitiste et se fonde en plus sur le jeu des rapports de force entre différentes idéologies politiques. La Démocratie directe –la seule véritable- donne un poids égal au point de vue et aux convictions de chaque citoyen, quels que soient son origine et son niveau intellectuel.
Le système actuel dirigé par nos élites autoproclamées est l'héritage de fonctionnements théocratiques, royaux et aristocratiques, systèmes révolus qui ont accouché de la ploutocratie où la valeur "argent" a détrôné celle de la souveraineté populaire et qui impose son hégémonie totalitaire en étouffant toute dimension sociale et humaine. Dans ce système pervers du règne tyrannique de la finance, les citoyens sont devenus des esclaves producteurs-consommateurs et ont perdu leur droit naturel et légitime de décider ensemble d'un choix de vie et d'organisation sociale.
Nous avons consulté votre site où vous reconnaissez que votre démarche « qui a pour vocation de faire découvrir de manière pédagogique et claire l’éventail des idées qui nous sont offertes par le spectre politique actuel » peut avoir pour conséquence d'amener à la conclusion que rien n’est véritablement satisfaisant. La conséquence logique de ce constat ne devrait-elle pas mener à l’abstention ? Peut-on se satisfaire de l’élection du "moins mauvais", ou d’un vote de "barrage", comme ce fut le cas pour beaucoup en 2002 ? Nombreux sont les citoyens qui se sont sentis, après coup, honteux d'avoir trahi leurs convictions profondes sous l'effet d'une psychose de peur habilement entretenue.
Le monde se prépare à un renversement total du système ancien, un RENOUVEAU qui doit apporter un changement radical dans la façon de concevoir le sens de l'existence et son organisation sociale, changement qui ne saurait se satisfaire de saupoudrages, d'arrangements et de colmatages, mais nécessite un remaniement en profondeur produit par un retournement total des mentalités.
On ne construit pas du nouveau sur les ruines de l'ancien ; il faut donc avoir le courage de faire table rase de toutes les idées préconçues, théories et idéologies devenues obsolètes, inefficaces, parce que non adaptées à l'évolution des mentalités. Quand l'Humanité a atteint sa maturité, l'autonomie et la responsabilité individuelles doivent remplacer tout dirigisme religieux ou étatique.
Dans le contexte de cette grande mutation des consciences, les élections présidentielles sont une opportunité pour chercher à marginaliser le système en place qui, par une mascarade électorale, entretient l'illusion de démocratie, manipulation dont un nombre toujours croissant de citoyens ne sont plus dupes.
Seule l'abstention exprime le rejet ferme et définitif de tout le système en place ; massive, elle aurait une portée symbolique et sociale que les tenants du pouvoir ne pourraient ignorer, car les votes blancs et nuls n'étant pas comptabilisés, seul le taux de participation inquiète nos politiques.
Comme d'ailleurs toute action qui lutte pour la LIBERTE, poser un acte de responsabilité civique de cet ordre exige abnégation et courage et demande que l'on soit prêt à affronter l'inconnu.
Dans un monde où la peur et la terreur n'engendrent que frilosité, compromis et démission, être DIGNE, c'est-à-dire EN TOTALE COHERENCE AVEC SES CONVICTIONS PROFONDES, est le point de départ du changement.
Tel l'adolescent, devenu adulte, refuse l'autoritarisme abusif de ses géniteurs, l'humanité devenue adulte doit rejeter la mainmise de tous les systèmes qui, à ce jour, ont dominé les consciences. Il ne s'agit plus de présenter de nouveaux projets politiques puisque la construction d'un monde juste doit se faire, ensemble, démocratiquement, après consultation de tous les citoyens sur les importants problèmes et projets de société.
Tout état de crise libératrice connaît nécessairement une période de vide idéologique et de déstabilisation générale qui sera par la suite reconnue bénéfique et constructive. En tout cas, rien ne peut être pire que l'esclavage institutionnalisé que nous prépare la dictature du libéralisme économique qui, lentement mais sûrement, transforme les peuples en troupeaux d'automates biologiques dont l'existence perd son sens universel qui est d'être un champ d'expérimentation, d'évolution et d'épanouissement individuel.
Le refus conscient et engagé du système actuel n'est pas un acte contestataire et réactionnaire, mais une prise de position révolutionnaire non violente engendrée par la prise de conscience que nous sommes piégés, otages d'un système totalitaire que l'on a l'outrecuidance d'appeler "démocratie".
Tant de vies ont été sacrifiées à l'espoir que le droit de vote apporterait un monde plus juste et plus respectueux de la personne humaine et de ses libertés fondamentales. Triste résultat !
Les propositions alternatives auxquelles vous faites allusion ne sont que des leurres qui relèvent de la même mentalité que celle qui régit le système en place soumis à la tyrannie de l'argent et de la spéculation boursière (1) .
Au-delà des arguments développés ci-dessus, la raison essentielle qui, à nos yeux, justifie l'abstention est la nécessité d'une Révolution sociale en profondeur, car nous nous enlisons de plus en plus profondément dans le matérialisme où l'intelligence artificielle a largement détrôné les capacités intellectuelles naturelles et il devient vital pour notre planète que l'humanité reprenne en considération l'aspect spirituel de l'existence qui doit éclairer la vie politique pour que celle-ci retrouve son efficacité et son vrai sens : marier liberté individuelle et Paix sociale.
Dans nos réponses précédentes, nous mettons en évidence que la dimension universelle, métaphysique, de la conscience constitue le fondement spirituel de la démocratie et procure à la souveraineté populaire toute sa légitimité.
Bien cordialement.
(1) Mondialisme et alter mondialisme ne sont que la main droite et gauche du libéralisme capitaliste. L'instauration de la Taxe Tobin ne ferait qu'institutionnaliser et légaliser la spéculation boursière des multinationales.
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