- Considéré sous cet angle, l'abstentionniste devient le véritable révolutionnaire dont le monde a besoin pour que l'existence humaine retrouve son sens universel : être un moyen d'épanouissement, d'évolution et de libération des consciences.
- L'abstention est un acte individuel qui ne se pose pas dans des termes de "perdre" ou de "gagner" des voix et ne se préoccupe nullement de l'issue des élections que l'on sait d'avance être toujours au bénéfice des mêmes. C'est à la lumière de l'éthique individuelle, de l'intégrité morale et intellectuelle que l'abstention puise sa force et trouve sa valeur, car seules comptent la cohérence personnelle et la sauvegarde des libertés fondamentales.
- PARTICIPER A UNE QUELCONQUE MASCARADE ELECTORALE, C'EST PARTICIPER A LA MORT DE LA DEMOCRATIE, AVANT MEME SA NAISSANCE, c'est être un collaborateur de la dictature planétaire naissante qui étouffe la dimension universelle dans l'homme.
- Souvent, on confond les notions d'AUTORITE et de POUVOIR qui, tels les pôles positif et négatif, sont de natures différentes, mais néanmoins complémentaires.
- C'est l'autorité de cette conscience profonde qui nous permet de faire des choix et de prendre des décisions en "âme et conscience", au-delà de tout intérêt personnel.
- Le don de la parole est le pouvoir créateur, tant naturel que spirituel, qui hisse l'homme au-delà de son animalité et de la force brute, et permet d'instaurer des relations sociales harmonieuses, en dehors de tout rapport de force. C'est la raison pour laquelle le respect de la liberté de conscience (Autorité) et de la liberté d'expression (Pouvoir) est essentiel.
- Pour nous, il est évident que le problème de fond auquel se sent confrontée aujourd'hui l'humanité n'est pas d'ordre scientifique, social ou économique...
dialogue-citoyen
Wednesday, February 14, 2007
Extraits réponse n° 42
Extraits réponse n° 40. Confusion République / Démocratie
- C'est la confusion entre les notions de République et de Démocratie qui est le nœud du problème.
- Le monde se prépare à un renversement total du système ancien, un RENOUVEAU qui doit apporter un changement radical dans la façon de concevoir le sens de l'existence et son organisation sociale, changement qui ne saurait se satisfaire de saupoudrages, d'arrangements et de colmatages, mais nécessite un remaniement en profondeur produit par un retournement total des mentalités.
- Seule l'abstention exprime le rejet ferme et définitif de tout le système en place ; massive, elle aurait une portée symbolique et sociale que les tenants du pouvoir ne pourraient ignorer, car les votes blancs et nuls n'étant pas comptabilisés, seul le taux de participation inquiète nos politiques.
- Comme d'ailleurs toute action qui lutte pour la LIBERTE, poser un acte de responsabilité civique de cet ordre exige abnégation et courage et demande que l'on soit prêt à affronter l'inconnu.
- Dans un monde où la peur et la terreur n'engendrent que frilosité, compromis et démission, être DIGNE, c'est-à-dire EN TOTALE COHERENCE AVEC SES CONVICTIONS PROFONDES, est le point de départ du changement.
- Le refus conscient et engagé du système actuel n'est pas un acte contestataire et réactionnaire, mais une prise de position révolutionnaire non violente engendrée par la prise de conscience que nous sommes piégés, otages d'un système totalitaire que l'on a l'outrecuidance d'appeler "démocratie".
Extraits réponse n° 41. Démocratie / Anarchie / Autorité / Société juste.
- Après avoir connu des théocraties, des royautés et des républiques, la civilisation est mûre pour l'instauration de la démocratie, gestion sociale dans laquelle le citoyen non seulement exprime librement ses points de vue et convictions sur les grands problèmes de société, mais aussi est prêt à assumer l'entière responsabilité de ses choix. La Démocratie est la gestion sociale d'un collectif humain, devenu adulte et responsable, dont l'organisation se décide ENSEMBLE.
- Pour penser librement, il est indispensable que la conscience se libère de l'influence des croyances religieuses et politiques qui, dès l'enfance, colonisent les esprits. Il est temps que chacun apprenne à penser par lui-même, librement,en s'informant d'abord et en confrontant ensuite ses idées et ses points de vue à ceux de ses concitoyens. C'est ainsi qu'on s'éclaire et qu'on s'enrichit mutuellement, car si nous sommes tous uniques et différents, nous sommes aussi complémentaires, à la condition expresse qu'on sache s'ouvrir à ceux qui pensent différemment de nous !!!
- C'est en se libérant de la mainmise de toute pensée imposée ou communautariste que l'on acquiert une pensée autonome, condition indispensable pour pouvoir vivre et agir en accord avec soi-même, dans la cohérence intellectuelle et morale qui procure la réelle joie de vivre. Ce qui n'empêche pas que nos convictions et certitudes puissent évoluer avec le temps vers toujours plus de compréhension et de sagesse.
- En ce qui concerne l'anarchie à laquelle vous faites allusion, étymologiquement l'anarchie (1) est un système politique et social sans commandement, où l'individu est libre et responsable, émancipé de toute tutelle religieuse et gouvernementale, ce qui ne veut pas dire qu'anarchie soit synonyme de désordre. Les prétendus anarchistes violents ne sont, en réalité, que des
terroristes, les esclaves d'un système de pensée idéologique devenus desfanatiques de la destruction. Et le fanatique n'est ni responsable, ni libre dans sa pensée ; c'est un exalté déséquilibré, voire un fou dangereux (2) . - La démocratie que le monde veut de toute la force de son âme est un système de gestion sociale non autoritariste, qui demande à chacun d'être soumis à L'AUTORITE SPIRITUELLE DU SOI PROFOND, que l'on nomme aussi la conscience spirituelle universelle, car elle nous demande de nous situer en âme et conscience, face aux problèmes et aux choix existentiels. Chacun sait que ce que dicte la voix du Cœur, siège de la conscience spirituelle, est souvent à l'opposé de celle de nos désirs et caprices. LA VOIX DE LA CONSCIENCE PROFONDE EST CELLE DE LA RAISON, CELLE DU BON SENS, RESPECTUEUSE DES AUTRES ET DU BIEN COMMUN.
- L'esprit partisan qui défend les égoïsmes individuels et collectifs engendre les désordres sociaux qui aboutissent tout naturellement à la mise en place d'une dictature policière.
- La démocratie se fonde sur la souveraineté populaire qui donne le pouvoir à l'ensemble des citoyens et non pas seulement à quelques élites. Cela exige que chacun se soumette à sa propre autorité intérieure, celle de sa conscience profonde, qui dès le plus jeune âge fait naître et grandir en nous l'aspiration à la beauté, à la bonté et à la vérité, réels fondements de la Paix et de la Justice.
- Dans une démocratie, il n'y a pas de programmes préconçus puisqu'on doit y consulter chaque citoyen individuellement, donc par référendum populaire, sur tous les problèmes et projets de société importants tels que l'éducation, le système économique, les délocalisations, la construction de l'Europe, l'immigration, la peine de mort, l'utilisation des OGM, le problème nucléaire, sans oublier la déclaration de guerre.
- La démocratie, respectueuse des convictions de tous, demande en contrepartie que l'on se soumette aux besoins majoritairement exprimés, ce qui finalement sert l'intérêt de l'ensemble. Ce n'est qu'après avoir pris connaissance des doléances de tous les citoyens que l'on devrait faire appel aux compétences de ceux qui ont les capacités de trouver les solutions adéquates et d'organiser la
société autrement en tenant compte des souhaits exprimés. - Pour construire une société juste, harmonieuse et équilibrée, les lois doivent protéger la liberté et les besoins exprimés par les citoyens, et ce n'est qu'à cette condition que ces derniers respecteront les lois et mettront le meilleur d'eux-mêmes au service du bien commun.
- Dans un monde juste, chaque personne doit pouvoir vivre et s'épanouir
LIBREMENT. Cette liberté fondamentale garantit le respect de l'individualité et de la dignité de chacun. - Sans cela, se perd le sens universel de l'existence : évoluer librement afin de GRANDIR EN SAGESSE ET EN HUMANITE.
Wednesday, February 7, 2007
Dialogue N° 41
Bonjour,
Je n'ai que 14 ans, cela me dépasse peut être un peu, et je risque sûrement de dire quelques "bêtises" mais vous refusez toutes formes politiques, religieuses... j'avoue n'être d'accord avec aucun des partis politiques et avec leurs propositions qui ne sont que du vent, je ne suis pas non plus tout à fait en accord avec les religions, mais ces religions, ces partis politiques sont nés des convictions des gens. Je veux bien avouer que beaucoup s'en servent de pouvoir, se battent, entraînent des guerres... mais vous, en voulant interdire ces différents partis politiques religieux... c'est comme si vous vouliez empêcher les gens de penser! Il n'y aurait plus de liberté ! Tout le monde devrait penser pareil ! C'est vrai que le monde n'est pas parfait, et à mon avis il ne le sera jamais, mais ce n'est pas une raison suffisante pour priver les gens de leur façon de penser, si différentes soient elles les unes des autres. Je dois avouer que je n'ai pas lu tous vos articles, mais ce que vous avez marqué en réponse à Claude Le Guerrannic qui faisait quelques petites critiques sur vos idées apolitiques me conduit à penser que vous voudriez l'anarchie. Mais je pense qu'un régime anarchique serait presque pire qu'une dictature (d'ailleurs il en amènerait sûrement une !), le pouvoir au peuple, belle parole, aussi belle que les proposition de Ségolène ou de Nicolas Sarkozy, malheureusement elles sont toutes aussi fausses. Merci de bien vouloir me répondre à l'adresse suivante :
ptitemonkey
Au revoir
Notre réponse :
Chère Amie,
Nous aimerions recevoir plus souvent des messages comme le vôtre qui nous a apporté la fraîcheur, la sincérité et l'enthousiasme propres à la jeunesse. Nous vous encourageons à continuer à vous intéresser à ce qui se passe dans le monde, car c'est la jeunesse d'aujourd'hui qui fera le monde de demain.
On peut dire des bêtises à n'importe quel âge, l'important étant d'avoir le courage d'exprimer librement ses convictions, ce qui, non seulement forge le caractère, mais élargit aussi notre compréhension grâce aux réactions et aux réponses qui nous sont renvoyées. La seule vraie bêtise, très répandue de nos jours, est de vivre toute une existence avec les mêmes idées préconçues sans jamais se remettre en question.
Mais venons-en à votre message : si, en effet, les croyances religieuses et les idéologies politiques sont sécrétées par le cerveau humain, ne perdons pas de vue qu'elles émanent de la pensée de quelques êtres d'exception, tels que prophètes et sages en ce qui concerne les religions et la spiritualité, philosophes et sociologues en ce qui concerne les philosophies de vie et les idéologies politiques.
Tout comme les enfants et les adolescents ont besoin de leurs parents et de leurs instructeurs pour se développer et devenir autonomes, l'humanité -dans sa lente évolution millénaire- a eu besoin de tuteurs et de guides pour atteindre sa maturité psychologique, scientifique et technique. De même que l'adolescent aspire à l'autonomie et cherche légitimement à se soustraire à l'autorité parentale, de même l'humanité devenue adulte doit se libérer des autorités religieuses et étatiques qui jusqu'alors ont pris en charge son évolution morale et son organisation sociale.
En tant qu'adulte, être dépendant d'une autorité extérieure et y obéir aveuglément, c'est faire preuve d'immaturité et se condamner à être un mouton de Panurge qui sera forcément abusé par des manipulateurs et exploiteurs qui cherchent à nous empêcher de réfléchir en entretenant un climat social de précarité, d'insécurité et de terreur. Certes, quand on pense par soi-même, on peut commettre des erreurs, mais on est moins dupe car on développe son intelligence et son sens critique. Par ailleurs, l'erreur assumée peut nous apporter de nouvelles prises de conscience, et devient ainsi la voie détournée pour approcher la Vérité.
Après avoir connu des théocraties, des royautés et des républiques, la civilisation est mûre pour l'instauration de la démocratie, gestion sociale dans laquelle le citoyen non seulement exprime librement ses points de vue et convictions sur les grands problèmes de société, mais aussi est prêt à assumer l'entière responsabilité de ses choix. La Démocratie est la gestion sociale d'un collectif humain, devenu adulte et responsable, dont l'organisation se décide ENSEMBLE.
Pour penser librement, il est indispensable que la conscience se libère de l'influence des croyances religieuses et politiques qui, dès l'enfance, colonisent les esprits. Il est temps que chacun apprenne à penser par lui-même, librement, en s'informant d'abord et en confrontant ensuite ses idées et ses points de vue à ceux de ses concitoyens. C'est ainsi qu'on s'éclaire et qu'on s'enrichit mutuellement, car si nous sommes tous uniques et différents, nous sommes aussi complémentaires, à la condition expresse qu'on sache s'ouvrir à ceux qui pensent différemment de nous !!!
C'est en se libérant de la mainmise de toute pensée imposée ou communautariste que l'on acquiert une pensée autonome, condition indispensable pour pouvoir vivre et agir en accord avec soi-même, dans la cohérence intellectuelle et morale qui procure la réelle joie de vivre. Ce qui n'empêche pas que nos convictions et certitudes puissent évoluer avec le temps vers toujours plus de compréhension et de sagesse.
Vous avez raison de penser que le monde ne sera jamais parfait. La perfection n'est pas de ce monde car elle en exclurait le changement, ce qui mettrait fin à toute évolution et à tout progrès. Une des grandes richesses de l'existence, qui donne tout son sens et sa valeur à l'esprit humain est, en effet, de pouvoir continuellement découvrir et apprendre afin de parfaire ce qui demande à être amélioré. La perfection utopique, à laquelle certains aspirent, figerait le monde dans un immobilisme et un ennui mortels.
En ce qui concerne l'anarchie à laquelle vous faites allusion, étymologiquement l'anarchie (1) est un système politique et social sans commandement, où l'individu est libre et responsable, émancipé de toute tutelle religieuse et gouvernementale, ce qui ne veut pas dire qu'anarchie soit synonyme de désordre. Les prétendus anarchistes violents ne sont, en réalité, que des terroristes, les esclaves d'un système de pensée idéologique devenus des fanatiques de la destruction. Et le fanatique n'est ni responsable, ni libre dans sa pensée ; c'est un exalté déséquilibré, voire un fou dangereux (2) .
La démocratie que le monde veut de toute la force de son âme est un système de gestion sociale non autoritariste, qui demande à chacun d'être soumis à L'AUTORITE SPIRITUELLE DU SOI PROFOND, que l'on nomme aussi la conscience spirituelle universelle, car elle nous demande de nous situer en âme et conscience, face aux problèmes et aux choix existentiels. Chacun sait que ce que dicte la voix du Cœur, siège de la conscience spirituelle, est souvent à l'opposé de celle de nos désirs et caprices. LA VOIX DE LA CONSCIENCE PROFONDE EST CELLE DE LA RAISON, CELLE DU BON SENS, RESPECTUEUSE DES AUTRES ET DU BIEN COMMUN.
L'esprit partisan qui défend les égoïsmes individuels et collectifs engendre les désordres sociaux qui aboutissent tout naturellement à la mise en place d'une dictature policière. Certains individus et groupuscules entretiennent ce désordre, et vont jusqu'à le provoquer, parce qu'ils cherchent à instaurer un système autoritaire au sein duquel ils pourront exercer leur pouvoir. C'est pour cela qu'en cas de troubles sociaux, il est toujours bon de se demander à qui profite le crime si l'on ne veut pas se laisser abuser par une manipulation mensongère distillée par les mass media qui appartiennent, à de rares exceptions près, à des fabricants d'armes.
La démocratie se fonde sur la souveraineté populaire qui donne le pouvoir à l'ensemble des citoyens et non pas seulement à quelques élites. Cela exige que chacun se soumette à sa propre autorité intérieure, celle de sa conscience profonde, qui dès le plus jeune âge fait naître et grandir en nous l'aspiration à la beauté, à la bonté et à la vérité, réels fondements de la Paix et de la Justice.
Dans nos sociétés matérialistes où seuls comptent la compétition et le profit, cette dimension intérieure spirituelle est ignorée par tous les prétendants aux postes de pouvoir qui préfèrent décréter avec suffisance que le "bas peuple" est incapable de se prendre en charge, car ils n'aspirent qu'à exercer sur les masses leur influence en les séduisant par des programmes pleins de belles promesses… jamais tenues ! Dans une démocratie, il n'y a pas de programmes préconçus puisqu'on doit y consulter chaque citoyen individuellement, donc par référendum populaire, sur tous les problèmes et projets de société importants tels que l'éducation, le système économique, les délocalisations, la construction de l'Europe, l'immigration, la peine de mort, l'utilisation des OGM, le problème nucléaire, sans oublier la déclaration de guerre.
La démocratie, respectueuse des convictions de tous, demande en contrepartie que l'on se soumette aux besoins majoritairement exprimés, ce qui finalement sert l'intérêt de l'ensemble. Ce n'est qu'après avoir pris connaissance des doléances de tous les citoyens que l'on devrait faire appel aux compétences de ceux qui ont les capacités de trouver les solutions adéquates et d'organiser la société autrement en tenant compte des souhaits exprimés.
Dans le système actuel, qui n'est qu'une parodie de démocratie, le droit de vote ne sert au mieux qu'à avaliser des programmes concoctés par quelques élites autoproclamées, toutes aux bottes de la finance internationale, et qui ont la prétention de mieux savoir ce que veut le peuple que le peuple lui-même. Et pour savoir ce que veut le peuple…, il suffit de le consulter !
Pour construire une société juste, harmonieuse et équilibrée, les lois doivent protéger la liberté et les besoins exprimés par les citoyens, et ce n'est qu'à cette condition que ces derniers respecteront les lois et mettront le meilleur d'eux-mêmes au service du bien commun.
Dans un monde juste, chaque personne doit pouvoir vivre et s'épanouir LIBREMENT. Cette liberté fondamentale garantit le respect de l'individualité et de la dignité de chacun.
Sans cela, se perd le sens universel de l'existence : évoluer librement afin de GRANDIR EN SAGESSE ET EN HUMANITE.
Bien cordialement.
(1) Anarchie : du grec : an – arkhê, non-commandement.
(2) Ne confondons pas le terrorisme idéologique avec les actes désespérés de résistance auxquels sont acculés certains peuples sans défense face à des agresseurs surarmés.
Dialogue N° 40 de L.B.
Ayant reçu cette réaction ci-dessous d'un internaute qui a visité mon blog CITOYEN LIBRE http://www.citoyenlibre.com/ je me permets de vous proposer de la soumettre à la réflexion collective de l'Action NON à la GUERRE - CITOYEN LIBRE.
Bien cordialement.
« J'ai pris connaissance de votre site Internet ainsi que de vos engagements.
Je reste bien entendu ouvert à la réflexion.
Très cordialement,
Notre réponse :
La bienveillance de votre message nous a touchés, nous vous en remercions.
La crise que nous connaissons dépasse de loin la simple scène de la politique française et de ses élections de 2007. Ces élections sont vitales car elles soulèvent un problème qui ne concerne pas seulement la France, mais le monde entier. Elles posent la question de la difficile démocratisation des régimes politiques.
Le fait que l'Occident ait diffusé sa vision de la démocratie sur toute la planète lui a donné une prétention d'universalité. Ce qui commence à sérieusement être remis en question vu les problèmes économiques et sociaux que ce modèle engendre.
C'est la confusion entre les notions de République et de Démocratie qui est le nœud du problème. La république, même celle dite démocratique, qu'elle soit "représentative" ou "participative", est élitiste et se fonde en plus sur le jeu des rapports de force entre différentes idéologies politiques. La Démocratie directe –la seule véritable- donne un poids égal au point de vue et aux convictions de chaque citoyen, quels que soient son origine et son niveau intellectuel.
Le système actuel dirigé par nos élites autoproclamées est l'héritage de fonctionnements théocratiques, royaux et aristocratiques, systèmes révolus qui ont accouché de la ploutocratie où la valeur "argent" a détrôné celle de la souveraineté populaire et qui impose son hégémonie totalitaire en étouffant toute dimension sociale et humaine. Dans ce système pervers du règne tyrannique de la finance, les citoyens sont devenus des esclaves producteurs-consommateurs et ont perdu leur droit naturel et légitime de décider ensemble d'un choix de vie et d'organisation sociale.
Nous avons consulté votre site où vous reconnaissez que votre démarche « qui a pour vocation de faire découvrir de manière pédagogique et claire l’éventail des idées qui nous sont offertes par le spectre politique actuel » peut avoir pour conséquence d'amener à la conclusion que rien n’est véritablement satisfaisant. La conséquence logique de ce constat ne devrait-elle pas mener à l’abstention ? Peut-on se satisfaire de l’élection du "moins mauvais", ou d’un vote de "barrage", comme ce fut le cas pour beaucoup en 2002 ? Nombreux sont les citoyens qui se sont sentis, après coup, honteux d'avoir trahi leurs convictions profondes sous l'effet d'une psychose de peur habilement entretenue.
Le monde se prépare à un renversement total du système ancien, un RENOUVEAU qui doit apporter un changement radical dans la façon de concevoir le sens de l'existence et son organisation sociale, changement qui ne saurait se satisfaire de saupoudrages, d'arrangements et de colmatages, mais nécessite un remaniement en profondeur produit par un retournement total des mentalités.
On ne construit pas du nouveau sur les ruines de l'ancien ; il faut donc avoir le courage de faire table rase de toutes les idées préconçues, théories et idéologies devenues obsolètes, inefficaces, parce que non adaptées à l'évolution des mentalités. Quand l'Humanité a atteint sa maturité, l'autonomie et la responsabilité individuelles doivent remplacer tout dirigisme religieux ou étatique.
Dans le contexte de cette grande mutation des consciences, les élections présidentielles sont une opportunité pour chercher à marginaliser le système en place qui, par une mascarade électorale, entretient l'illusion de démocratie, manipulation dont un nombre toujours croissant de citoyens ne sont plus dupes.
Seule l'abstention exprime le rejet ferme et définitif de tout le système en place ; massive, elle aurait une portée symbolique et sociale que les tenants du pouvoir ne pourraient ignorer, car les votes blancs et nuls n'étant pas comptabilisés, seul le taux de participation inquiète nos politiques.
Comme d'ailleurs toute action qui lutte pour la LIBERTE, poser un acte de responsabilité civique de cet ordre exige abnégation et courage et demande que l'on soit prêt à affronter l'inconnu.
Dans un monde où la peur et la terreur n'engendrent que frilosité, compromis et démission, être DIGNE, c'est-à-dire EN TOTALE COHERENCE AVEC SES CONVICTIONS PROFONDES, est le point de départ du changement.
Tel l'adolescent, devenu adulte, refuse l'autoritarisme abusif de ses géniteurs, l'humanité devenue adulte doit rejeter la mainmise de tous les systèmes qui, à ce jour, ont dominé les consciences. Il ne s'agit plus de présenter de nouveaux projets politiques puisque la construction d'un monde juste doit se faire, ensemble, démocratiquement, après consultation de tous les citoyens sur les importants problèmes et projets de société.
Tout état de crise libératrice connaît nécessairement une période de vide idéologique et de déstabilisation générale qui sera par la suite reconnue bénéfique et constructive. En tout cas, rien ne peut être pire que l'esclavage institutionnalisé que nous prépare la dictature du libéralisme économique qui, lentement mais sûrement, transforme les peuples en troupeaux d'automates biologiques dont l'existence perd son sens universel qui est d'être un champ d'expérimentation, d'évolution et d'épanouissement individuel.
Le refus conscient et engagé du système actuel n'est pas un acte contestataire et réactionnaire, mais une prise de position révolutionnaire non violente engendrée par la prise de conscience que nous sommes piégés, otages d'un système totalitaire que l'on a l'outrecuidance d'appeler "démocratie".
Tant de vies ont été sacrifiées à l'espoir que le droit de vote apporterait un monde plus juste et plus respectueux de la personne humaine et de ses libertés fondamentales. Triste résultat !
Les propositions alternatives auxquelles vous faites allusion ne sont que des leurres qui relèvent de la même mentalité que celle qui régit le système en place soumis à la tyrannie de l'argent et de la spéculation boursière (1) .
Au-delà des arguments développés ci-dessus, la raison essentielle qui, à nos yeux, justifie l'abstention est la nécessité d'une Révolution sociale en profondeur, car nous nous enlisons de plus en plus profondément dans le matérialisme où l'intelligence artificielle a largement détrôné les capacités intellectuelles naturelles et il devient vital pour notre planète que l'humanité reprenne en considération l'aspect spirituel de l'existence qui doit éclairer la vie politique pour que celle-ci retrouve son efficacité et son vrai sens : marier liberté individuelle et Paix sociale.
Dans nos réponses précédentes, nous mettons en évidence que la dimension universelle, métaphysique, de la conscience constitue le fondement spirituel de la démocratie et procure à la souveraineté populaire toute sa légitimité.
Bien cordialement.
(1) Mondialisme et alter mondialisme ne sont que la main droite et gauche du libéralisme capitaliste. L'instauration de la Taxe Tobin ne ferait qu'institutionnaliser et légaliser la spéculation boursière des multinationales.
Monday, February 6, 2006
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Thursday, February 24, 2005
Réponses à Rachid Nekkaz
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