Notre Réponse :
Aujourd'hui même, les faits divers crapuleux font l'objet de récupération politicienne, aussi nous comprenons parfaitement la réserve que l’on peut avoir face à toute initiative.
Mais pouvons-nous rester inactifs devant le pourrissement de nos sociétés où l'on se gargarise des Droits de l’Homme et des principes humanistes tout en étouffant allégrement toute liberté individuelle, autrement dit toute dignité ?
L’Action NON à la GUERRE - Citoyen Libre n’est ni un parti, ni soumise à un parti et n’est même pas constituée en association (1) ; notre site se construit par l’effort conjugué de tous ceux qui mettent tout en œuvre pour que la valeur suprême qu’est l’individualité accomplie (2) soit reconnue et que l'on agisse en conséquence.
En insistant sur la nécessaire disparition de toutes les idéologies religieuses, philosophiques et politiques qui depuis des lustres guident, mais aussi colonisent les esprits et empêchent l’individu de réfléchir et de décider par lui-même, nous ne faisons pas de la récupération. Notre site s’adresse individuellement à chaque visiteur et l’invite non pas à adhérer, mais à réfléchir et à agir en conséquence.
Evitons l’amalgame entre solidarité et embrigadement. Tel que nous l’apprend le Larousse : Embrigader c’est réunir sous une direction commune, là où la Solidarité est le sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle.
Ne considérons pas la solidarité comme un principe idéologique mais comme un élan naturel de cohésion sociale face à des situations problématiques ou de danger. Dans ce sens, la solidarité devient la manifestation de l’ensemble des responsabilités individuelles, c’est-à-dire l’expression de la responsabilité collective.
Contrairement à l’embrigadement, il s'agit d’Eveil à l’autonomie et à la responsabilité individuelle qui procure à chacun ses justes place et fonction dans le contexte collectif où chaque être humain a son indispensable utilité. Dans une démocratie digne de ce nom, tout problème d’ordre social demande à être examiné, débattu et résolu par les forces conjuguées de tous.
Comme vous le dites si bien, notre vœu est, en effet, de « réussir à forger une chaîne d’esprits libres engagés à promouvoir les valeurs de l’humanité qui ne se peut émanciper sans passer par celle des individus ».
Mais ici se pose la question : quelle est la valeur commune qui nous relie tous et peut nous donner la Force de surmonter les égoïsmes et les passions communautaristes qui font fi de notre besoin essentiel d’autonomie et de liberté ? Dans les réponses n° 30, 33 et 36, nous développons notre approche de cette dimension spirituelle, sacrée, de la conscience qui n’a rien à voir avec la religion ou l’ésotérisme, mais concerne l’aspect sub-atomique -métaphysique- de notre réalité physique, dimension purement énergétique, laquelle impose à l’aspect matériel de l’existence sa loi fondamentale, à savoir : l’Unité du Tout.
La visite de votre site nous amène à cette réflexion : si, en effet, « un peuple se définit par un territoire, une histoire, une culture, et a droit à une reconnaissance et non pas à l’oppression », les hommes et les femmes qui donnent vie à l’entité collective que l’on nomme "peuple" sont des êtres vivants dont l’identité ne se définit nullement par un lieu géographique ou par une culture, lesquels ne sont que des contextes extérieurs de participation et d’intégration. On n’est pas juif, arabe, chrétien, mâle ou femelle, blanc ou noir, mais ETRE HUMAIN avant tout, HOMME, Esprit en chair, doté d’une conscience agissante avec une constitution biologique et psychique qui est la même pour tous. Les consciences individuelles personnelles sont reliées du dedans à la force de VIE, par la dimension universelle de la conscience, plan de réceptivité pure nommé "SOI ou ESPRIT" par les spiritualistes et "INCONSCIENT UNIVERSEL" (3) par les psychologues. Le peuple étant une entité collective, on ne respecte le peuple qu’à condition de respecter les êtres humains qui la composent..., et l’on respecte l’être humain en respectant sa liberté originelle et en prenant en compte sa dimension métaphysique qui transcende les paramètres historiques et culturels.
Cessons de réduire l’être humain à la condition d'animal évolué, à un produit de l’histoire d’un peuple, car il est avant tout et dans son essence une manifestation de LA VIE ET DE LA NATURE dont le sens existentiel est d'incarner, dans un lieu géographique et un contexte social donné, l’unité du plan spirituel de la vie dans la diversité du monde. Dans la phase actuelle de son évolution, l’humanité devrait commencer à écrire une nouvelle histoire qui relate des comportements inspirés par la conscience profonde des individualités et non plus par l'esprit grégaire purement réactionnel face aux situations existentielles.
Le Réel auquel nous participons se situe toujours dans l’Eternel présent, « l’histoire » n’étant qu’un écho résumant le passé, un passé toujours révolu, donc irréel dans l’instant présent.
A ce propos, le culte du « devoir de mémoire », imposé de façon dogmatique, est une manipulation idéologique et une agression psychologique qui maintient les consciences prisonnières du passé et les empêche d’évoluer, les plongeant dans une névrose victimaire, déresponsabilisante pour les uns, culpabilisante pour les autres, source de nombreux conflits, d’abus et d’injustices. Par ailleurs, nous savons que l’Histoire « officielle », écrite par les vainqueurs, est toujours sujette à caution et, manipulée par le pouvoir en place, devient une arme de propagande au seul bénéfice de la dictature mondialiste qui, lentement mais sûrement, nous transforme en esclave économique (4) .
Le changement dans l’individu, indispensable préalable à la transformation du monde, nécessite que chacun fasse abstraction de son ego, donc de son passé et des situations conflictuelles qui entretiennent le ressentiment et la division, voire la haine. Ce changement nécessite que l'on abandonne les valeurs devenues obsolètes des anciens systèmes de gouvernance inefficaces, donc ayant perdu toute légitimité. Alors, la maturité cyclique atteinte, la démocratie donnera à chacun l’opportunité de prendre sa part de responsabilité dans l’évolution de l’ensemble.
Intégrer L’ETERNEL PRESENT, ICI ET MAINTENANT, SEULE EXPRESSION DU REEL, nécessite que l'on se libère des dogmes et des vérités imposées à travers lesquels une éducation colonisatrice mutile les consciences et les garde prisonnières.
Tant que les consciences ne manifesteront pas la volonté de se libérer du joug, voire de la tyrannie des pouvoirs dominants, tant étatiques que théocratiques, le problème propre à notre époque restera entier. Ceci ne peut se faire que par l’Eveil intérieur au plan impersonnel et universel de l’Etre, identité spirituelle commune à tous les hommes, Eveil qui passe par une révolution intérieure et extérieure, dépassant toutes celles connues à ce jour. La Révolution sociale que le monde attend, bien que motivée par le rejet du système actuel des pouvoirs en place, aura un fondement spirituel et ouvrira, de gré ou de force, les consciences à leur dimension universelle, atemporelle (5) .
Loin de rechercher l’adhésion à nos idées, que nous savons partielles, c’est avec intérêt que nous accueillons les points de vue de tous ceux qui, concernés par le sort du monde, sont prêts à participer à nos échanges dont l’utilité et la richesse dépendent de la diversité des pensées exprimées. Notre seul but est de réfléchir ensemble afin de faire évoluer e